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Max Bruch

Kol Nidrei, Op.47 est un adagio pour violoncelle solo et orchestre composé par Max Bruch.

Contexte[modifier | modifier le wikicode]

Composée pour la communauté juive de Liverpool, Kol Nidrei est en fait une prière juive dénommée כָּל נִדְרֵי (littéralement "Tous les vœux"). D'ailleurs le titre original de cette pièce est Adagio sur 2 Mélodies Hébraïques pour Violoncelle et Orchestre avec Harpe.

Cette pièce a été composée en l'année 1880 à Liverpool avant sa création en 1881 à Berlin. L'œuvre a été créée par Robert Hausmann, qui en est le dédicataire.

Max Bruch n'est pas de confession juive mais a découvert cette prière de Kol Nidre lorsqu'il a rencontré le Chantre Abraham Jacob Lichtenstein à Berlin. Ce dernier est connu pour avoir de cordiales relations avec beaucoup de musiciens chrétiens et a encouragé la curiosité de Bruch pour la musique populaire juive.

Instrumentation[modifier | modifier le wikicode]

Soliste
  • violoncelle solo
Bois
  • 2 flûtes
  • 2 hautbois
  • 2 clarinettes en la
  • 2 bassons
Cuivres
  • 4 cors en ré
  • 2 trompettes en ré
  • 3 trombones
Percussions
  • timbales
Cordes
  • 1ers et 2nds violons
  • altos
  • violoncelles
  • contrebasses
  • harpe

Structure[modifier | modifier le wikicode]

  • Indications métronomiques : Adagio ma non troppo
  • Indications métriques : 4/4
  • Tonalité : ré mineur

Kol Nidrei présente deux mélodies hébraïques et consiste en une série de variations sur deux principaux thèmes d'origine juive.

Le premier thème, qui donne son titre à la pièce, vient de la prière de Kol Nidré qui ouvre le service du soir du Yom Kippour. Dans le traitement de la mélodie par Bruch, le violoncelle imite la voix rhapsodique du hazzan qui chante la liturgie dans la synagogue.

Le second sujet de la pièce est tiré de la section médiane de l'arrangement par Isaac Nathan du "O Weep for Those that Wept on Babel's Stream", un poème lyrique de Lord Byron.

Réception et critiques[modifier | modifier le wikicode]

Lors de la première de l'œuvre à Berlin en 1880, l'adagio n'a pas convaincu "par [son] rythme incroyablement lent artificiellement de la vie à la mort". Cependant, avec le temps, cette pièce gagnera rapidement en popularité.

Certains critiques parmis lesquels Arnold Schönberg ont mis en avant le manque de sentiment juif dans cette pièce de Bruch. Bruch a répondu qu'il n'a jamais prétendu écrire de la musique juive. Il a simplement voulu intégrer dans sa composition des allusions à la musique juive.

Autres versions[modifier | modifier le wikicode]

  • Arnold Schönberg composera sa propre version du Kol Nidrei avec chœur et orchestre (op.39).

Enregistrements notables[modifier | modifier le wikicode]

  • Alisa Weilerstein, Staatskapelle Berlin, Daniel Barenboim, 2013
  • Natalie Clein, BBC Scottish Symphony Orchestra, Ilan Volkov, 2012
  • Pablo Casals, London Symphony Orchestra, Landon Ronald, 1936
  • Matt Haimovitz, Chicago Symphony Orchestra, James Levine, 1999
  • Pierre Fournier, Berliner Philharmoniker, Alfred Wallenstein
  • Jacqueline Du Pré, Israel Philharmonic, Daniel Barenboim

Utilisations dans la culture[modifier | modifier le wikicode]

  • Kol Nidrei est le thème du film Marthe de Jean-Loup Hubert (1997).

Liens[modifier | modifier le wikicode]

Liens audio et video[modifier | modifier le wikicode]

Liens externes[modifier | modifier le wikicode]

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